Épilogue du Cinquantenaire du Grand Séminaire Philosophât Saint Paul

Cinquante ans accomplis

« Sonnez du cor, frappez tambourins !

Bénissez le Seigneur, Jubilez, criez de joie ! »

Cette majestueuse hymne du Jubilé d’or du Séminaire de Djimè y a une fois encore retenti en ce début d’année académique 2017-2018, et ce, pour une raison qui mérite une attention particulière. En effet, le mercredi 11 octobre 2017 marque le jour d’incidence de la cinquantième rentrée qu’a vécue cette institution dédiée à la formation des futurs prêtres. Eh bien, c’est le mercredi 11 octobre 1967 –  faut-il le rappeler – qui a été témoin de la toute première rentrée dans ce Séminaire Saint Paul de Djimè. Merveille de Dieu, merveille d’amour !

Il est vrai que les festivités marquant le cinquantième anniversaire de l’érection de ce séminaire ont atteint leur point culminant depuis l’inoubliable célébration eucharistique du 19 mai 2017. Mais il est important, en signe de reconnaissance à Dieu pour sa fidélité, de commémorer la lumineuse date du 11 octobre. Et c’est dans cette optique que Son Excellence Mgr Eugène Cyrille HOUNDEKON, Evêque d’Abomey, nous offrit en ce beau jour la grâce de sa présence dans nos murs, au nom de tous les évêques du Bénin. C’est dans une priante et solennelle célébration eucharistique qu’il fit monter avec nous vers Dieu notre humble gratitude.

Au début de l’Office divin, le Père Recteur, le Révérend Père Grégoire ADOUAYI prit la parole pour accueillir le « Successeur » des apôtres tout en lui présentant une vue globale de la nouvelle configuration de notre séminaire. Au cours de sa magistrale et profonde méditation des textes que nous propose la liturgie de ce jour, le prélat a tenu à remercier le Recteur de l’institution pour son adresse d’accueil empreinte de délicatesse et de sens de responsabilité avant de focaliser nos attentions sur l’attitude du prophète Jonas dans la première lecture. En effet, le prophète n’a pas du tout caché sa jalousie face à la conversion spectaculaire de Ninive. Il attendait plutôt pour ce peuple un châtiment exemplaire venant du Seigneur. Mais Dieu dans son amour n’a pu s’empêcher de manifester sa débordante miséricorde au peuple ninivite contrit. Tout en nous invitant à entrer dans cette dynamique de la miséricorde de Dieu, l’Evêque d’Abomey nous exhorta à faire de notre vie de prière, le fondement de notre relation avec notre Père céleste comme Jésus dans l’évangile selon Saint Luc. Tout cela doit transparaitre dans la joie et la bonne humeur chrétiennes que nous diffusons autour de nous à l’exemple du saint pape Jean XXIII dont l’Eglise fait mémoire en ce jour.

Nous avons eu, à l’issue de la messe, un enrichissant entretien avec notre hôte. C’est à cette occasion qu’il rendit un vivant hommage à nos formateurs en raison de la noble tâche à laquelle ils s’adonnent de toute leur force, de tout leur cœur et de toute leur âme pour le rayonnement de l’Église au Bénin. Se tournant ensuite vers nous, sujets en formation, il nous a essentiellement invités à prendre conscience du fait que « le temps de la formation est un temps privilégié qui ne revient jamais ». Voilà pourquoi, en lien avec le thème de notre année académique –  « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations – il nous exhorta soigneusement à mettre à profit la vigueur de notre jeunesse pour cultiver une profonde vie spirituelle, une saine émulation intellectuelle afin d’être des témoignages d’humanité auprès des autres jeunes de notre temps. En guise de conclusion à ce bel entretien, Mgr HOUNDEKON nous convia à affermir notre vocation dans la confiance à nos formateurs et dans la droiture d’intention. Mais avant de prendre congé de nous, il nous gratifia de sa bénédiction apostolique. Son passage en ce jour rehaussa d’un grand éclat l’événement qui consacre les cinquante ans accomplis du Séminaire Saint Paul de Djimè.

Expédit ALLOSSOU, Philo III.